Légalisation du cannabis en France!

Le 4 février 2015 c’est tenu pour la première fois en France un débat sur la législation du cannabis dans le temple du conservatisme: le fameux Sénat! Ce n’est pas un secret la France est le pays en Europe qui consomme le plus de cannabis, alors pourquoi ne pas le légaliser et ainsi controller son accès?

La sénatrice Esther Benbassa a défendu un texte qui prévoit d’autoriser la vente au détail de cannabis. Un combat qui semble perdu d’avance.

Son idée ? Légaliser le commerce à usage récréatif, avec un réseau de débitants sur le modèle du tabac, tout en interdisant la publicité et la vente aux mineurs.

«C’est la première fois qu’une telle proposition est débattue dans ce temple du conservatisme», explique la sénatrice du Val-de-Marne, qui connaît le poids du «tabou» parmi les élus français. Néanmoins, même hostiles à une légalisation contrôlée, des sénateurs actent l’échec de la prohibition, comme on l’a vu en commission des affaires sociales, le 28 janvier.

«J’étais opposé à la légalisation, mais depuis dix ou quinze ans, le contact des réalités de terrain m’a fait évoluer, a ainsi expliqué Michel Amiel (Bouches-du-Rhône, non inscrit). Force est de reconnaître que, pour acheter la paix dans les quartiers, nous avons collectivement fermé les yeux sur l’économie parallèle qui s’est développée. A moins de mettre en place une politique pénale particulièrement dure, ce qui est irréaliste, il est impossible de revenir en arrière.» Gilbert Barbier (Jura, UMP) admet que «la répression actuelle n’est pas satisfaisante». Il reconnaît que «la légalisation permet un encadrement». Mais tout en conservant l’interdit, il préconise une dépénalisation, en sanctionnant le premier usage par une contravention, à la place de la prison. «Pour les élus locaux confrontés aux trafics, il faut bien reconnaître que la répression est un échec», a abondé Laurence Cohen (PCF, Val-de-Marne). Mais pour elle, Benbassa «met la charrue avant les bœufs» : mieux vaut commencer par une dépénalisation «qui maintient l’interdit». Pour Gérard Roche (UDI, Haute-Loire), «il faut imposer l’arrêt du marché clandestin du cannabis». Et si Michel Vergoz (PS, la Réunion), pharmacien, se dit «pour une délivrance encadrée», il ne votera pas le texte pour ne pas s’exposer, «en tant que vendeur potentiel, à un conflit d’intérêts».

Si nous faisions passer ce texte, nous aurons peut-être l’occasion, si nous sommes encore vivants d’ici là, de regretter d’avoir accepté votre proposition aujourd’hui. C’est pourquoi nous voterons contre“, a déclaré hier Alain Milon, 67 ans, sénateur depuis 11 ans et président de la commission des Affaires sociales. Une voix s’élève pour lui répondre : “Moi je ne fume pas, alors je serai encore là pour voir ça.” Rumeur d’assentiment de l’assemblée et sourires goguenards.

Une France pourtant championne en consommation de cannabis

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Tout le monde s’accorde sur le fait que les français sont les plus gros consommateurs de cannabis, cependant pour des soucis de morales et d’étiques le sénat a voter contre cette nouvelle legislation, en argumentant: «Notre société a besoin de repères. On le voit avec l’alcool et le tabac, il est très difficile de faire machine arrière une fois qu’une drogue a été légalisée.»

Benbassa argumentera que la repression n’est pas la solution et que on le voit notamment sur la facilité que l’on à se procurer la substance en France aussi bien le hachisch que l’herbe ou “Beu”. Ce produit entretient une économie parallèle aux enjeux financiers qui génèrent des gains considérables et alimentes des dizaines de milliers de familles dans les cités.

L’objectif serai de suivre l’example du Colorado ou plus récemment de Washington, et ainsi de sortir de la clandestinité.